La Bibliologie
1.11. Les différents manuscrits de la Bible
Le présent paragraphe est une citation de l’ouvrage « Manuscrits et langues de la Bible » de Maurice Carrez, édition Société Biblique Française.
Un texte biblique ancien parvient jusqu’à nous à travers un nombre considérable de sources :
Les manuscrits onciaux, c’est-à-dire écrits en lettres majuscules sans espace entre les lettres : on en compte près de 250 en grec. Les deux plus anciens et plus complets sont le Sinaïticus et le Vaticanus (IVème siècle).
Les manuscrits plus récents, écrits en lettres minuscules, plus faciles à lire, sont au nombre de 2600, et le plus ancien remonte à 835 après J.C.
Les lectionnaires, constitués de morceaux destinés à la lecture liturgique, ne sont pas loin d’atteindre les 2000.
Les citations recensées dépassent plusieurs millions ; précieuses, elles sont un témoignage du texte à une époque donnée.
Aux manuscrits, il faut rajouter les papyrus. Moins connus, ….. Le plus anciens remonte à 125 et c’est un texte de l’évangile de Jean.
Mais le texte biblique est aussi attesté par les grandes versions :
- en latin, vieilles latines (IIème au IVème siècle), la Vulgate (IVème siècle) ;
- en Syriaque (IIème au VIIème siècle) ;
- en Copte de Haute et de Basse Égypte (IIIème au VIème siècle) ;
- en gothique (IVème siècle) ;
- en arménien (Vème siècle) ;
- en éthiopien (VIème siècle) ;
- en géorgien (Vème siècle).
Les manuscrits de l’Ancien Testament, de la formation du texte actuellement reconnu.
« Le Texte Massorétique est la référence indiscutable. Le plus vieux manuscrit date du Xème siècle. Il est l’œuvre des Massorètes, une communauté de copistes juifs qui ont perpétué la tradition millénaire de la copie biblique.»
La tradition Juive veut que ce soit Esdras qui ait formé le canon de l’ancien testament au Vème siècle avant JC (Néhémie 8v1).
Voir aussi le paragraphe 24.2 « Comment le texte de l’Ancien Testament est venu jusqu’à nous » de « Histoire de la Bible en France » par Daniel Lortsch
Les écrits du Nouveau
Les écrits du Nouveau Testament posent quelques problèmes quant à leur homogénéité, c’est pourquoi nous parlerons des Manuscrits dits « Minoritaires », « Majoritaires » et « Reçu ».
« Manuscrits et langues de la Bible » de Maurice Carrez, édition Société Biblique Française
- Jusqu’au XIVème siècle, l’ensemble des manuscrits du Nouveau Testament étaient classés dans deux catégories, relativement proches l’une de l’autre, le « Texte Reçu » et les manuscrits dit « Majoritaires ».
- Le « Texte Reçu » est une partie des « Manuscrits Gréco-Byzantins » dit « Majoritaire » (ce nom vient du fait que le nombre de ces manuscrits est le plus important en termes de quantité uniquement), rassemblé par Érasme de Rotterdam en 1516.
Ce sont ces manuscrits dits « Texte Reçu » (ainsi nommé par les imprimeurs hollandais Elzévir) qui ont été utilisés par les premiers réformateurs, tels que Calvin, Martin ou Ostervald, pour leur traduction française du Nouveau Testament.
Il semble qu’Érasme ait disposé de six manuscrits byzantins pour former son texte du Nouveau Testament, les deux principaux datant des 13e et 15e siècles.
La variante trinitaire de 1Jn 5.7b-8a fut introduite dans la troisième édition (1522).- La troisième catégorie de manuscrits est apparue au XIXème siècle, bien que la datation fasse de ces ouvrages les plus anciens, ils n’ont été retrouvés que plus tard.
Le petit nombre de ces manuscrits leur a donné le nom de « Minoritaire », connus sous les noms de codex Sinaïticus, codex Vaticanus et codex Alexandrinus, qui ont été écrits vers la fin de IVème siècle.
Les différents documents formant cette troisième catégorie, ont été étudiés et remis en forme pour donner un texte grec complet du Nouveau Testament, par deux personnages messieurs Westcott et Hort, pour donner la 26e édition du texte grec par Nesle-Aland.
La base de nos Bibles actuelles en français
