Dépravation de l’homme et salut de Dieu

La dépravation totale de l’homme

Le péché touche tous les êtres humains sans exception et nous prive de la présence et de la connaissance de Dieu.
C’est pour cela que nos corps meurent et que notre âme meurt sur un plan spirituel car elle reste pour l’éternité privée de la sainte présence de Dieu.

Dans le jardin d’Eden Dieu avait placé l’homme et la femme parfaits sans péché et en communion avec le Créateur.
Dieu n’a demandé à l’homme qu’une seule chose, l’obéissance à sa parole, avec l’interdiction de manger du fruit d’un seul arbre, celui de la connaissance du bien et du mal.

Cette interdiction n’était pas là pour frustrer l’homme, mais pour l’empêcher de connaitre le mal.
Pourtant Eve et Adam se sont laissés séduire, et ont désobéi en prenant du fruit laissant ainsi leur conscience ouverte au mal.

Tout aurait pu s’arrêter là si Adam et Eve quand Dieu est venu les visiter et après qu’Il eut insisté par de multiples questions pour les amener à la repentance, avaient reconnu leur péché, se seraient repentis en implorant le pardon et la grâce de Dieu.

Mais non, Adam comme Eve, ont cherché des excuses à leur désobéissance allant jusqu’à accuser Dieu et rejetant la faute sur Lui.

C’est à cause de cette obstination et cet orgueil que le péché, la nature pécheresse s’est transmise aux générations suivantes jusqu’à nous.

Le péché est entré dans le monde par un homme originellement sans péché, Adam, qui à cause de sa désobéissance et de sa non-repentance a transmis cette nature de péché à sa descendance jusqu’à nous.

Cette nature pécheresse nous amène ensuite à pécher. Nous péchons car notre nature est pécheresse, et ce n’est pas parce que nous péchons que nous devenons des pécheurs, mais parce que nous sommes pécheurs que nous péchons.

La conséquence du péché c’est la mort, physique mais surtout spirituelle, car à l’origine l’homme a été créé immortel, mais le péché l’a rendu mortel sur le plan physique, mais spirituellement séparé de Dieu, donc mort spirituellement parlant.

Le constat de Dieu est terrible, personne, aucun être humain ne cherche Dieu naturellement, à cause de cette nature de péché, il est impossible à l’homme de chercher Dieu, au contraire, comme Adam il se cache de Dieu.
Ce constat terrible montre notre égarement sur notre condition réelle, nous pensons que notre vie terrestre est un tout en soit, mais en réalité elle n’est qu’une étape dans notre vie.

Nous ne sommes pas pécheur parce que nous péchons, mais nous péchons parce que nous sommes par nature pécheur et cette nature pécheresse nous sépare de Dieu, nous sommes morts spirituellement. La dépravation est totale, sans appel et sans solution de notre côté, car sans la révélation du Saint Esprit nous n’avons même pas conscience de notre état réel.

Le don de Dieu

Pourtant malgré cela Dieu nous aime, d’un amour si grand, si fort, que cela l’a poussé à s’incarner en la personne de Jésus afin de venir à la rencontre de sa Création. Jésus n’est pas un simple homme, un prophète, il est bien plus, il est Dieu incarné, venant à notre rencontre.

L’homme (la femme) ne pouvant s’approcher de Dieu car n’ayant même pas conscience de son état, c’est Dieu qui s’abaisse à la rencontre de l’homme (de la femme) en la personne de Jésus.

Nous ne pouvons-nous élever jusqu’à Dieu, alors Dieu s’est abaissé jusqu’à nous afin de rétablir la connexion, le dialogue, la communion qu’Il avait à l’origine avec Adam en Eden.

Dieu agit en nous, dans notre esprit, pour nous attirer à Lui et briser le pouvoir du péché en nous.

Le péché nous rend esclave, incapable de vivre librement (contrairement à ce que l’homme veut croire).

Mais l’action de Dieu dans notre esprit nous donne, nous offre la possibilité d’échapper à cet esclavage.

Nous avons par la Grâce de Dieu la possibilité de faire un choix, celui de rester sous le joug et l’esclavage du péché ou celui d’en être affranchis et de recevoir la justice de Dieu, d’être rendu juste aux yeux de Dieu.

Naturellement l’homme (la femme) ne peut pas chercher Dieu, mais par le Saint Esprit, Dieu se révèle à sa créature et lui donne la possibilité de recevoir et d’obéir, de chercher et de rencontrer son Créateur, son Dieu.

Le salut accompli et la restauration

La mort de Christ est pour nous. Jésus n’a pas été crucifié par une volonté des hommes, mais pour payer à notre place la mort qui nous était réservée à cause de notre péché.

Celui qui place sa confiance dans la rédemption de Jésus, c’est-à-dire dans l’œuvre de substitution, Jésus prend notre place et nous donne la sienne, n’est plus sous la condamnation du péché, mais il est justifié car Jésus a payé à sa place le prix de sa condamnation.

Des milliers, et peut être des millions, d’hommes et femmes sont morts crucifiés. Des personnes ont pu vivre une expérience de résurrection (la Bible en parle) mais un seul est mort puis ressuscité sans jamais connaitre à nouveau la mort, et c’est Jésus, le Fils de Dieu, Dieu incarné.

Jésus est notre justice, car son sacrifice a été reçu et accepté par Dieu le Père, comme le dit ce verset 34, car il est à la droite de Dieu, notre avocat, plaidant notre cause.

La justice ainsi accomplie, la mort et le péché ne doivent plus avoir de pouvoir sur le croyant, sur le disciple du Christ, à la condition de devenir comme le dit Romains 6.18 esclave de la justice de Dieu, obéissant au Seigneur, le laissant devenir le Maitre de notre vie.

Mon obéissance à sa Parole et à ses commandements me permet par sa Grâce de ne pas pécher.

Comment recevoir le salut ?

La foi seule sauve. Ni les sacrements, ni les pratiques religieuses ne sauvent, la foi seule est nécessaire et suffisante.
Mes œuvres sont nécessaires, mais pas pour mon salut, car c’est une Grâce, un don, si je n’avais besoin que d’une seule œuvre, ce ne serait plus une grâce, mais un mérite, c’est pour cela que Dieu offre à chaque homme et à chaque femme la possibilité de recevoir ce cadeau, cette grâce non méritoire.

Car la justice a été accomplie par Jésus, le Christ pour nous, et même le fait de pouvoir le recevoir est un cadeau que Dieu nous fait par l’action du Saint Esprit en nous.

Ce texte est clair quant à la volonté de Dieu et il rejoint celui de Jean 3.16, et ils affirment que la volonté de Dieu c’est de sauver tous les hommes et toutes les femmes, c’est pour cela que l’Esprit Saint agit en chaque être humain et c’est aussi pour cela que le salut n’est pas méritoire mais une pure grâce de Dieu.

La foi seule est suffisante pour sauver celui qui croit dans le seul sacrifice de Jésus sur la Croix, et cette foi nous est communiquée comme une grâce par le Saint Esprit, à nous de la recevoir ou de la refuser.

Un seul sauveur, un seul médiateur, un seul rédempteur, une seule foi, nous permettent d’être sauvé.

Il n’y a pas de co-rédempteur, de co-médiateur, un seul nom sauve, c’est le nom de Jésus.

Ce verset conclut parfaitement ce thème et permet d’affirmer que le salut est par la grâce seule (sola gracia), par la foi seule (sola fide) dans le nom de Jésus uniquement (solus Christus) pour que la gloire revienne seulement à Dieu (soli Deo gloria).

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