Confession de foi personnelle
Depuis plusieurs mois (années ?) j’ai affiné ma confession de foi personnelle, après lecture et reprise de confessions de foi historiques.
En résumé, cette confession de foi est crédo baptiste, arminienne et en accord avec celle des assemblées de Dieu de France dont je suis membre.
Préambule
Nous confessons notre foi en Dieu selon l’enseignement des Saintes Écritures, reconnaissant leur autorité suprême en matière de foi et de conduite. Nous affirmons le salut offert à tous par la grâce de Dieu en Jésus-Christ, et l’œuvre vivante du Saint-Esprit dans l’Église aujourd’hui.
Article I – Des Saintes Écritures
Nous confessons que la Bible, composée de l’Ancien et du Nouveau Testament (canon protestant de 66 livres), est la Parole de Dieu inspirée, véritable et pleinement suffisante pour conduire l’homme au salut et à une vie conforme à la volonté divine.
Article II – De Dieu
Nous confessons un seul Dieu vivant et vrai, éternel, incréé, suffisant à lui-même, existant de toute éternité sans commencement ni fin, Créateur de toutes choses et source de toute vie.
Nous confessons que Dieu est un en essence et trine en personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit, égaux en gloire, en majesté et en nature divine, distincts quant aux personnes mais unis sans division ni confusion.
Le Père n’est ni engendré ni créé ; le Fils est éternellement engendré du Père, non créé, de même essence que le Père ; le Saint-Esprit procède éternellement du Père et du Fils. Ainsi, les trois personnes sont un seul Dieu véritable.
Article III – De la création et de la chute
Nous confessons que l’homme a été créé à l’image de Dieu, mais qu’il est tombé dans le péché par désobéissance volontaire. Par cette chute, tous les hommes sont devenus pécheurs et incapables d’obtenir le salut par leurs propres œuvres.
Article IV – De la grâce de Dieu et de l’appel au salut
Nous confessons que Dieu, dans son amour, accorde à tous les hommes une grâce qui les appelle à la repentance et à la foi. Cette grâce rend possible la réponse à l’Évangile sans contraindre la volonté humaine, et peut être acceptée ou rejetée.
Article V – De Jésus-Christ et de l’œuvre du salut
Nous confessons que Jésus-Christ est le Fils unique et éternel de Dieu, non créé, vrai Dieu et vrai homme, de même nature divine que le Père.
Nous confessons qu’il a pris une nature humaine véritable, engendré dans un corps semblable à celui du péché, sans jamais avoir péché ni participé au péché. En lui, les deux natures, divine et humaine, sont unies sans confusion ni séparation.
Il est mort pour les péchés du monde entier, ressuscité corporellement, glorifié, et il est l’unique médiateur entre Dieu et les hommes. Par lui, le salut est offert à tous et reçu par la foi personnelle.
Article VI – De la justification et de la nouvelle naissance
Nous confessons que le pécheur est justifié par la grâce seule, au moyen de la foi seule, en Jésus-Christ seul. Par la foi, il est régénéré par le Saint-Esprit et devient enfant de Dieu.
Article VII – De la sanctification
Nous confessons que le croyant est appelé à une vie de sainteté, par la puissance du Saint-Esprit, dans une obéissance progressive à la Parole de Dieu. La sanctification est à la fois une œuvre de Dieu et une réponse volontaire du croyant.
Article VIII – Du Saint-Esprit et des dons spirituels
Nous confessons que le Saint-Esprit est la troisième personne de la Sainte Trinité, pleinement Dieu, éternel, non créé, procédant du Père et du Fils, et digne de la même adoration et de la même gloire.
Nous confessons qu’il agit aujourd’hui dans le monde pour convaincre de péché, de justice et de jugement, et qu’il opère la nouvelle naissance dans le cœur de ceux qui se repentent et croient en Jésus-Christ. Par lui, le croyant est régénéré, scellé pour le jour de la rédemption et incorporé au corps de Christ.
Nous confessons, conformément au témoignage du Nouveau Testament, l’actualité du baptême dans le Saint-Esprit, expérience distincte de la nouvelle naissance, promise aux croyants et reçue par la foi. Ce baptême a pour but de revêtir le disciple de puissance pour le service, le témoignage et la mission (Actes 1.8).
Nous affirmons que le signe initial physique du baptême dans le Saint-Esprit est le parler en d’autres langues, selon que l’Esprit donne de s’exprimer, comme manifesté le jour de la Pentecôte et attesté dans le livre des Actes. Nous reconnaissons également la diversité des langues comme don spirituel dans l’assemblée, exercé avec interprétation pour l’édification commune, dans l’ordre et la bienséance.
Nous confessons que les dons spirituels mentionnés dans le Nouveau Testament demeurent actuels et opérants dans l’Église : parole de sagesse, parole de connaissance, foi, dons de guérisons, opérations de miracles, prophétie, discernement des esprits, diversité des langues et interprétation des langues. Ces dons sont distribués souverainement par l’Esprit pour l’utilité commune et la croissance du corps de Christ.
Nous confessons que la guérison divine est incluse dans l’œuvre rédemptrice de Christ et peut être expérimentée aujourd’hui par la prière de foi, l’imposition des mains et l’onction d’huile, selon la volonté souveraine de Dieu. Sans nier la réalité de la souffrance ni exclure l’usage légitime des moyens médicaux, nous affirmons que Dieu guérit encore miraculeusement.
Nous confessons enfin que l’œuvre authentique du Saint-Esprit produit le fruit de l’Esprit dans la vie du croyant : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi, manifestant une transformation réelle à l’image du Christ.
Article IX – De la persévérance dans la foi
Nous confessons que Dieu est fidèle pour garder ceux qui demeurent en Christ. Nous confessons aussi que le croyant est appelé à persévérer dans la foi, et que l’Écriture avertit du danger réel de se détourner volontairement de la grâce.
Article X – De l’Église et des ordonnances
Nous confessons que l’Église est le corps de Christ, composé de tous les croyants régénérés par la foi.
Nous confessons que le Seigneur Jésus-Christ a institué deux ordonnances : le baptême et la Cène.
Nous confessons que le baptême est réservé aux croyants ayant personnellement confessé leur foi en Jésus-Christ. Il est administré sur une confession consciente et volontaire, par immersion, comme témoignage public de l’union du croyant avec Christ dans sa mort et sa résurrection. Le baptême ne confère pas le salut, mais en atteste la réalité.
Nous confessons que la Cène est le mémorial institué par le Seigneur, par lequel l’Église annonce la mort de Christ jusqu’à son retour. Nous confessons que, lors de la Cène, le Christ est réellement présent spirituellement, non corporellement, et qu’il se communiquevéritablement aux croyants par la foi, par l’action du Saint-Esprit, pour leur édification et leur communion avec lui.
Article XI – Du retour du Christ et du jugement
Nous confessons le retour personnel et glorieux de Jésus-Christ. Dieu jugera le monde avec justice, accordant la vie éternelle à ceux qui croient et la condamnation à ceux qui persistent dans l’incrédulité.
Conclusion
À Dieu seul soient la gloire, par Jésus-Christ, dans la puissance du Saint-Esprit, maintenant et pour l’éternité. Amen.
Annexe doctrinale
A. Baptême (crédo baptisme)
Le baptême est une ordonnance pour les croyants, administrée sur confession personnelle de foi, par immersion, comme signe de l’union avec Christ. Il ne régénère pas mais témoigne de la grâce reçue.
B. Cène (présence spirituelle)
Le Christ est réellement présent spirituellement à la Cène. Par le Saint-Esprit, les croyants participent véritablement au Christ par la foi, sans transformation matérielle des éléments.
C. Trinité
Un seul Dieu en trois personnes, consubstantielles, coéternelles et coégales : Père, Fils et Saint-Esprit.
Cette confession de foi est en accord avec celle des « Assemblées de Dieu de France »
